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Affaire Al-Fayed: quatre femmes reconnues victimes de traite d’être humain au Royaume-Uni

Mohamed Al-Fayed. Plus de 75 victimes ont déjà obtenu une indemnisation complète pour les agressions sexuelles qu’elles disent avoir subies de la part de l’ancien propriétaire de Harrods. © NurPhoto via Getty Images / (inzet: AFP)

Quatre femmes accusant Mohamed Al-Fayed, défunt propriétaire du grand magasin Harrods, de violences sexuelles, ont été reconnues comme victimes de traite d’êtres humains par les autorités britanniques, a indiqué lundi à l’AFP une association qui les représente.

M.BO.

Source: Belga

3 août 2026, 08:17Dernière mise à jour: 08:19

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Depuis la diffusion d’un documentaire de la BBC en septembre 2024, l’ancien homme d’affaires égyptien, mort en 2023 sans avoir jamais été inquiété, est accusé d’agressions sexuelles, de viols et de traite d’êtres humains par des dizaines de femmes. La plupart d’entre elles travaillaient chez Harrods à Londres ou dans les différentes propriétés de Mohamed Al-Fayed, comme le Ritz à Paris.

Quatre femmes sous les pseudonymes d’Isabella, Justine, Elizabeth et Margo, qui ont créé l’association de défense des victimes “No One Above”, ont annoncé lundi avoir toutes été officiellement reconnues par le ministère de l’Intérieur britannique entre mai et juillet comme ayant été victimes de traite d’êtres humains. Les faits dénoncés sont survenus entre les années 1990 et 2010, au Royaume-Uni et à l’étranger, a indiqué à l’AFP Isabella, qui travaillait chez Harrods en 2001.

“C’était un homme mauvais. Mais il n’aurait pas pu faire ce qu’il a fait sans que Harrods ne lui fournisse des femmes et ne les réduise ensuite au silence”, a-t-elle déclaré à l’agence britannique PA.

La police a interrogé six personnes soupçonnées d’avoir facilité les agissements de Mohamed Al-Fayed, sans procéder pour l’heure à la moindre arrestation. Certaines ont été entendues dans le cadre d’une enquête pour traite d’êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle. Plusieurs victimes dont Rachael Louw, ancienne vendeuse chez Harrods et elle aussi reconnue comme victime de traite d’êtres humains par le Home Office, ont accusé la police britannique de ne pas accorder suffisamment d’attention à ce volet du dossier.

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