Adoptez-vous ce comportement lorsque vous marchez en rue ? "Cela révèle un manque d'empathie criant"
En randonnée, vous êtes devant et vous menez la marche ou vous êtes toujours dernier ?
Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes dénoncent un certain comportement : celui de marcher quelques mètres devant sa partenaire.
Les utilisateurs de TikTok expliquent que cette attitude serait plus masculine et laisserait donc l'autre de côté pendant une balade, et à marcher droit devant sans l'attendre. Ce comportement, considéré comme un "red flag", désigne une attitude toxique ou manipulatrice révélant qu'une relation est malsaine, indique The HuffingtonPost.
Qu'est-ce que le "mansplashing", ce phénomène de plus en plus répandu ? "C'est un cauchemar"Le "Man Walking Ahead Theory"
Une jeune femme témoigne, auprès du média français, avoir subi ce genre de conduite par un homme qu'elle fréquentait, il y a quelques mois. S'il lui semblait poli et galant, il marchait toutefois systématiquement devant elle. "Ça m'a vraiment frappée lors de notre troisième date. Je marchais plus lentement car je n'étais pas très en forme, et à aucun moment il ne s'est retourné ni ne m'a attendue", se souvient-elle. "C'était quelqu'un qui parlait énormément de lui. Et le fait qu'il marche devant moi m'a surtout donné l'impression qu'il marchait seul et qu'il ne pensait pas aux autres", ajoute-t-elle.
Ce phénomène porte d'ailleurs un nom. Il s'agit du "Man Walking Ahead Theory", (la théorie de l'homme qui marche devant). Sur les réseaux sociaux, de nombreuses femmes dénoncent donc, à travers des vidéos, ces comportements. Leurs compagnons marchent des mètres devant elles lors de simples déplacements ou des randonnées, ce qui ne permet pas de passer un moment qualitatif ensemble.
Le "spermaxxing", ou quand des hommes deviennent obsédés par la qualité de leur sperme : "Il existe un risque d'excès "Faire un effort
Le média français explique que si certains donnent des explications basées sur la génétique, comme le fait que les hommes mesureraient en moyenne 13 cm de plus que les femmes et ont donc une foulée plus grande, la condition physique peut également jouer un rôle. "Une personne sportive aura tendance à marcher plus vite qu'une autre qui ne l'est pas", affirme Marie-Dominique de Suremain, sociologue urbaniste, auprès du HuffPost.
Mais pour la spécialiste, la personne pourrait faire un effort pour ralentir le pas. "Ils tracent leur route sans se soucier du tempo des personnes qui les accompagnent, ces hommes ne font pas cet effort de "care", de soin aux autres auquel sont au contraire conditionnées les femmes", souligne-t-elle. "Ils préfèrent marcher vite, de façon sportive, alors que les autres membres du groupe attendent plutôt de la conversation ou de la flânerie", poursuit Marie-Dominique de Suremain.
Le "ballmaxxing", ou quand certains hommes veulent agrandir leurs parties génitalesUne forme de machisme
Selon la sociologue, cette attitude relèverait toutefois du "micromachisme". Ce terme, théorisé par le psychothérapeute et chercheur argentin Luis Bonino Méndez dans les années 90, désigne "tous ces petits gestes qui ne sont pas de la violence, mais qui relèvent de la même dynamique de domination comme les petites blagues, le mansplaining".
Mais ce phénomène ne concerne pas uniquement les couples. Le quotidien 20 minutes souligne que plusieurs recherches montrent que "les hommes occupent généralement davantage l'espace : ils ont plus souvent tendance à s'étaler dans les transports, à ne pas dévier de leur trajectoire sur les trottoirs ou à marcher d'un pas assuré, là où les femmes adaptent plus fréquemment leurs déplacements".
Au sein des "running clubs", une dynamique "problématique"Comment réagir face à cette situation ? Marie-Dominique de Suremain conseille de la faire remarquer. "S'il hausse les épaules et ne ralentit pas, cela révèle un manque d'empathie criant. Or, peut-on vraiment vivre ensemble quand on est traité de façon infériorisante ? Il faut demander aux hommes de questionner leur place. Certains râleront, mais ils le feront. Il faut oser souligner ces petits comportements pour que ça bouge un peu", affirme-t-elle.
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