taraskuzio.com

Le smartphone cause-t-il le cancer du cerveau ? Après 28 ans d’études, la science livre son verdict

En ce moment :

Publicité, votre contenu continue ci-dessous

Publicité

Publié le 23/07/26 à 07h31

Nos réseaux :

Suivez-nous

Ajoutez nous à vos favoris Google

3

Qui ne s’est jamais demandé si garder son smartphone collé à l’oreille pouvait finir par être dangereux ? Après avoir passé au crible 63 études, 28 ans de données, des scientifiques apportent une réponse rassurante. Leur vaste analyse ne trouve aucun lien entre l’usage du smartphone et les cancers du cerveau, de la tête ou du cou.

Le smartphone cause-t-il le cancer du cerveau ? Après 28 ans d’études, la science livre son verdict

© Shutterstock - Les ondes émises par les téléphones portables sont-elles cancérogènes ? Une synthèse de 63 études apporte enfin une réponse claire.

Le smarthpone collé à l'oreille provoque-t-il le cancer ? La question taraude les esprits depuis l'essor de la téléphonie mobile dans les années 2000, nourrie par la classification des radiofréquences comme "peut-être cancérogènes" (groupe 2B) par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en 2013. En France, l'ANSES était parvenue à la même conclusion en novembre 2025, après avoir passé au crible près de mille études.

Sarah Diepstraten et John (Eddie) La Marca, chercheurs au Walter and Eliza Hall Institute of Medical Research (WEHI, Australie), publient le 17 juillet 2026 dans The Conversation une synthèse des 13 revues commandées par l'OMS en 2019, dont celle qu'ils ont eux-mêmes cosignée. Leur verdict est limpide : les données disponibles ne montrent aucune association entre ondes radio et cancers du cerveau, de la tête ou du cou.

63 études passées au crible sur près de trois décennies

La revue princeps, publiée dans Environment International, pilotée par Ken Karipidis de l'autorité australienne de radioprotection (ARPANSA), a ratissé plus de 5 000 publications parues entre 1994 et 2022 pour en retenir 63, jugées méthodologiquement exploitables.

Cette revue systématique repose sur un ensemble de données bien plus large que celui examiné par le CIRC, incluant des études plus récentes et plus complètes, ce qui nous permet d'être plus confiants dans la conclusion selon laquelle l'exposition aux ondes radio des technologies sans fil ne constitue pas un danger pour la santé humaine.

Ni la durée d'exposition, ni l'intensité d'usage, y compris sur des périodes supérieures à dix ans, ne modifient le constat. Les données sur le cancer cérébral ont reçu le niveau de certitude le plus élevé possible pour des études observationnelles. Autre peur récurrente mise en pièces : la proximité d'antennes de radio ou de télévision et la leucémie infantile. Là encore, aucun signal statistiquement significatif.

Des zones d'ombre persistent, mais le tableau d'ensemble rassure

L'OMS n'a pas encore achevé sa propre analyse globale de ces 13 revues, et Diepstraten et La Marca reconnaissent que, pour de nombreux effets sanitaires (fertilité, acouphènes, céphalées), la qualité ou le volume des preuves reste insuffisant pour trancher. Le travail des chercheurs du WEHI offre cependant un aperçu solide des conclusions attendues.

Même si l'usage du téléphone portable a explosé au cours des 20 dernières années, il n'y a pas eu d'augmentation correspondante des cancers du cerveau ni d'aucun autre cancer de la tête ou du cou.

L'argument épidémiologique de fond est d'ailleurs implacable : si les ondes du mobile causaient réellement des tumeurs cérébrales, on observerait une flambée d'incidence après deux décennies d'adoption planétaire. Or c'est exactement l'inverse qui se produit : les taux de cancers du cerveau ont diminué. De quoi conforter les limites d'exposition actuelles, en attendant que l'OMS referme officiellement le dossier.

Suivez toute l'actualité des Numériques sur Google Actualités et sur la chaîne WhatsApp des Numériques

Envie de faire encore plus d'économies ? Découvrez nos codes promo sélectionnés pour vous.

Publications qui peuvent vous intéresser