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Actiris doit encore mettre près de 57.000 personnes au travail d'ici 2030 pour atteindre les 70% de taux d'emploi

Actiris a dévoilé mercredi sa feuille de route pour contribuer à l'objectif régional d'un taux d'emploi de 70% d'ici 2030 à Bruxelles.

Celle-ci repose sur quatre axes: prise en charge intensive et personnalisée des chercheurs d'emploi, augmentation du nombre de Bruxellois travaillant en Flandre et en Wallonie, meilleure anticipation et captation des opportunités du marché du travail bruxellois et rôle de partenaire du développement économique.

Dans un communiqué, Actiris estime que l'activation de ces leviers permettra de mettre au travail environ 9.000 Bruxellois supplémentaires.

Selon Actiris l'objectif de taux d'emploi de 70 % en 2030 représente environ 57.000 Bruxellois supplémentaires au travail par rapport à 2025.

D'après les dernières perspectives économiques régionales, publiées en juillet par le Bureau fédéral du Plan, l'IBSA, l'IWEPS et Statistiek Vlaanderen, l'évolution attendue du marché de l'emploi en apportera environ 17.600. Il reste donc près de 39.000 Bruxellois à mettre au travail d'ici 2030.

Pour permettre un accompagnement intensif et un effort sur les jeunes, 70 % du personnel d'Actiris sera directement affecté à l'accompagnement des chercheurs d'emploi.

Tous les nouveaux inscrits seront contactés dans les 15 jours suivant leur inscription. L'opérateur bruxellois vise une meilleure identification des besoins via les bilans de compétences, un accompagnement sur mesure, des équipes multidisciplinaires et davantage de connexion avec les entreprises du quartier.

Il mise aussi sur le développement d'outils numériques et d'IA.

Actiris entend renforcer sa collaboration avec le VDAB pour augmenter les prises en charge conjointes, et mieux identifier les offres d'emploi en Flandre correspondant aux profils des chercheurs d'emploi bruxellois.

Selon lui, environ 2.000 chercheurs d'emploi bruxellois trouvent chaque année un emploi en Flandre grâce à un accompagnement, une formation ou une intervention menés avec le VDAB. L'objectif est d'augmenter ce nombre de 10 % chaque année, soit 2.210 Bruxellois de plus qu'aujourd'hui sur quatre ans.

Par ailleurs, près de la moitié des emplois bruxellois (49 %) sont occupés par des navetteurs venus des autres régions. Près de 4 sur 10 ont plus de 50 ans, contre 28 % des travailleurs bruxellois. Leurs départs à la retraite pourraient libérer des postes dans les prochaines années.

Une première analyse d'Actiris pointe la finance et les assurances, l'industrie et l'énergie. L'opérateur approfondira ces analyses prospectives et orientera davantage les chercheurs d'emploi vers les formations qui y mènent. Une nouvelle prime à l'embauche est par ailleurs prévue en 2027 et doit permettre de favoriser l'embauche de Bruxellois.

Actiris a encore indiqué qu'elle mettra en place une structure qui formera et accompagnera les Bruxellois vers les emplois créés dans les zones d'accélération économique bruxelloises (ZAEB) que le gouvernement bruxellois entend créer pour attirer des investissements productifs et générer des emplois durables. Elle offrira également aux entreprises de ces zones une présélection de candidats bruxellois, des formations sur mesure et un accès aux aides à l'emploi.

Si Actiris se positionne comme un acteur central de l'augmentation du taux d'emploi, elle rappelle que l'ambition régionale ne sera pas atteinte par la seule activation de ses leviers propres.

"Il faudra au contraire mobiliser l'ensemble des compétences régionales et communautaires - en particulier celles contribuant à la création d'emploi et à la montée en compétence des Bruxellois - mais également intensifier les collaborations avec le monde de l'entreprise en vue de proposer aux Bruxellois un nombre plus important d'opportunités. Il sera également important d'offrir aux Bruxellois actifs sur le marché du travail (peu importe leur lieu de travail) le soutien au logement et les solutions de mobilité appropriés, afin que Bruxelles reste leur lieu de domicile".