A Virton, David Zitelli n'exclut pas l'idée de succéder à Drazen Brncic: "Si le club a besoin de moi…"
Cinq jours après le départ inattendu de Drazen Brncic, c'est le trio David Zitelli (T2) – Manu Coquelet (entraîneur des espoirs) – Olivier Werner (entraîneur des gardiens) qui s'est présenté en conférence de presse ce jeudi. "On se partage le travail, disent-ils. On se réunit le matin pour mettre les séances en place."
Le trio a surtout axé les entraînements sur l'intensité cette semaine, "puique toute la mise en place tactique a été parfaitement réalisée par Drazen et qu'il n'y a de ce côté que quelques petits réglages à opérer."
Entendez par là qu'il ne faut évidemment pas s'attendre à un chambardement et que le schéma tactique mis en place par le Croate sera conservé. "Ce serait stupide de notre part de vouloir changer quelque chose qui fonctionne bien", confirme David Zitelli.
L'ancien joueur de Nancy, Metz et Strasbourg, arrivé à Virton en même temps que Pascal Carzaniga, reprend le rôle principal au sein du staff virtonais, en attendant la nomination du successeur de Brncic et s'est confié sur cette semaine quelque peu bouleversée. Sur la suite des opérations aussi, tandis que pour l'heure, rien ne filtre du côté de la direction quant à la désignation d'un nouvel entraîneur."Comment les joueurs ont-ils perçu cette déclaration de Drazen quand il a dit qu'il ne se sentait plus capable de faire progresser l'équipe ? Ça, il faudra le demander aux joueurs, répond le natif de Longwy. Comme il faudrait demander à Drazen ce qu'il entendait réellement par là. Tout ce que je peux dire, c'est que les joueurs ne sont pas apparus abattus à l'entraînement. Je suis satisfait du travail qui a été fourni sur le terrain. Vous savez, c'est souvent pareil quand un entraîneur s'en va. Ceux qui jouent sont déçus ; parmi ceux qui jouent moins, il y en a l'un ou l'autre qui est content."
Lorsqu'on lui suggère l'idée de prolonger l'intérim voire d'endosser la panoplie de T1 à plus long terme, l'ancien international espoir ne répond pas par la négative. "Si le club a besoin de moi, je suis présent. Je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait. Des coaches m'ont envoyé leurs CV, je les ai transmis à la direction (sourire). Pour l'heure, on essaie juste de faire le meilleur boulot possible. Si on travaille bien, peut-être que cela donnera envie à la direction de continuer avec nous…"
Bien travailler, c'est avant tout tenter de renouer avec la victoire avant un programme corsé qui opposera l'Excelsior à Eupen, le Beerschot, le Club NXT et Dender. Soit, en un mois, les trois premiers du classement et la mieux classée des équipes B actuellement. "C'est vrai que nous restons sur deux défaites (NDLR: Hasselt, Genk), mais il n'y a pas eu que des mauvaises choses dans ces matches, particulièrement en Coupe. On a revu les phases, par moments, on a développé du très bon jeu face aux pensionnaires de D1 A. Il nous a peut-être manqué un peu de folie, un peu plus de projections rapides vers l'avant pour inscrire un but et faire douter Genk. On a quand même hérité de quelques bonnes occasions. Face à Hasselt, on a commis de grossières erreurs. Malgré ça, on pouvait, ou on devait, gagner. Je crois qu'on est un peu retombé dans certains travers de la saison passée quand on continuait à jouer plutôt que de gérer notre avance. À nous d'en tirer les leçons."
Retour en terrain connu pour Olivier Werner : "Si on m'avait dit qu'on réussirait un 10 sur 18…"

Seraing – Virton, ce sont évidemment des retrouvailles avec des garçons passés par Virton, comme Tom Lockman, Anas Namri ou encore Mario Mendoza, le directeur sportif des Métallos. Mais c'est aussi un match particulier pour Olivier Werner. L'entraîneur des portiers virtonais a en effet défendu les couleurs du club liégeois durant six saisons (deux comme gardien, quatre comme entraîneur des gardiens). "C'est le club où je suis resté le plus longtemps, précise le citoyen de Stoumont, qui avait véritablement lancé sa carrière pro à Virton, au cours de la saison 2005-06. Même s'il n'y a plus, dans le noyau actuel, de joueurs que j'ai côtoyés au Pairay, hormis quelques éléments montés des U23, j'ai gardé là-bas pas mal de contacts et beaucoup de bons souvenirs, comme ces deux montées consécutives, jusqu'en D1 A. Seraing ne compte certes que deux points, mais attention, cette équipe a des qualités, de la jeunesse, de la fougue. Son souci, c'est qu'elle répète des erreurs évitables et on doit essayer d'en profiter. Un match charnière ? Oui, on peut la reléguer à onze points, mais ce genre de scénario, c'est un peu le nôtre depuis le début de saison. Car il importe avant tout de distancer ceux qui nous suivent. Rappelons qu'on vient de monter, qu'on vit une saison de transition et qu'il faut rester réaliste, on ne vise pas le haut de tableau. Et dans ce cadre, on ne peut que se féliciter de notre début de saison. Si on m'avait dit qu'on réussirait un 10 sur 18 et presque un 13 sur 18, à 8 minutes près (NDLR : les huit dernières du match contre Hasselt), j'aurais signé à deux mains."
Vestiaires
Double casquette pour Manu Coquelet
S'il a rejoint le staff de l'équipe A pour compenser le départ de Brncic, Manu Coquelet continue d'assurer le coaching des espoirs. "Je suis dans un projet avec les jeunes et il ne change pas", précise l'ancien attaquant des Verts.
Lambotte incertain
Lambotte, tracassé par un problème à la cheville, est incertain dans les rangs virtonais. S'il ne peut s'aligner, Mézague (réapparu sur la feuille de match le week-end dernier) entamera à coup sûr la partie. Simba (déchirure) est out tandis que Ntenda s'est occasionné une douleur à l'épaule à l'entraînement, mais devrait pouvoir s'aligner.
Loin d'être des victimes consentantes, ces Métallos !
Début de campagne difficile pour les Métallos, qui n'ont empoché que deux points jusqu'ici (Lierse, Genk B), mais n'ont rien de victimes consentantes pour autant puisqu'ils ont subi trois de leurs cinq défaites par le plus petit écart. Comme Virton, ils viennent d'être sortis de la Coupe de Belgique (3-0 à Zulte-Waregem), mais le score ne reflète pas une rencontre où les joueurs d'Arnauld Mercier ont longtemps laissé l'impression de pouvoir revenir à 1-1 avant de craquer dans le final.
Arbitres
T. Stevens (K. Thijs, T. De Bruyne, A. Seynaeve).
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