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À Thimister-Clermont, la Bèfve et la Berwinne sont "limpides" : le collège communal dénonce "avec la plus grande fermeté l'amalgame fait par M. Meyer"

Le 16 juillet (et dans le journal papier du 17 juillet 2026), nous soulevions les interrogations d'Herbert Meyer, ancien conseiller communal (Créons au Quotidien) de Thimister-Clermont, relatives à l'épandage de lait de chaux sur plusieurs voiries communales. Cette technique, utilisée en France, vise à réduire les effets de la chaleur sur le bitume par l'application d'une couche blanche.

Herbert Meyer relayait sur les réseaux sociaux une vidéo prise quelques jours plus tôt au confluent de la Bèfve et de la Berwinne. "Ou quand les mesures prises par nos responsables (?) politiques contre le réchauffement climatique tuent directement la faune et la flore de nos cours d'eau !", écrivait-il.

Herbert Meyer jugeait que "ce produit arrive concentré dans les cours d'eau via le réseau d'égouttage et les avaloirs". Ce lien de causalité avait cependant été tempéré par l'échevin des Travaux, Christophe Demoulin (EIC). "Je ne peux ni affirmer, ni infirmer que les deux sont liés puisqu'il n'a pas plu et que ce qui a été épandu est toujours sur la voirie."

"L'eau était limpide le lundi 13 au matin à cet endroit de la confluence, et elle l'est restée toute la semaine"

Selon l'échevin Lambert Demonceau (EIC), il n'y a "aucun lien entre le lait de chaux" et la pollution momentanée des ruisseaux. "J'ai été en reconnaissance de la balade que je guide pour la maison du tourisme le lundi 13 au matin, à cet endroit précis de la confluence avec la Berwinne. L'eau était limpide et elle l'est restée toute la semaine."

L'échevin a donc pris des photos et une vidéo qui attestent de l'état des ruisseaux. "On est très surpris de l'interpellation de Monsieur Meyer. Le lien entre les deux (NDLR : la pollution momentanée et le lait de chaux) est impossible à faire à cause de la sécheresse et du séchage rapide du produit qui n'a jamais eu le temps d'aller jusqu'aux avaloirs. C'est une pollution accidentelle, sans doute provoquée par une personne, mais c'est impossible à vérifier car nous n'avons pas la date de sa vidéo. Les deux phénomènes sont bien distincts, cela n'a rien à voir avec la Commune. Le produit a d'ailleurs été placé par l'entrepreneur, comme cela se fait en France, dans le cadre de la garantie du travail effectué en 2023."

Le collège communal a par ailleurs rédigé un droit de réponse expliquant que l'épandage de lait de chaux a été réalisé uniquement le 10 juillet, de 16 h 30 à la soirée, que le second traitement n'a pas été effectué et qu'aucun écoulement de lait de chaux dans les avaloirs n'a été constaté. "Il n'est pas tombé une seule goutte depuis le 10 juillet, aucun ruissellement vers les ruisseaux ou les avaloirs n'a pu se produire. Nous dénonçons avec la plus grande fermeté l'amalgame qui est fait par M. Meyer entre une pollution qu'il aurait observée au confluent de la Bèfve et de la Berwinne et l'épandage de lait de chaux sur certaines voiries communales", insiste le collège qui n'a remarqué "aucun résidu le long des ruisseaux". "La Commune déplore, une fois de plus, l'exploitation partisane par M. Meyer d'un constat qui, pour autant qu'il soit avéré, aurait pu être communiqué à l'autorité communale afin de permettre à celle-ci de réagir rapidement et d'en déterminer les causes réelles", ajoute la Commune qui estime que le seul objectif visé est "de discréditer le travail réalisé par les équipes communales". Enfin, le collège de Thimister-Clermont rappelle "son grand attachement à la qualité des eaux de nos rus, ruisseaux et rivières à travers la collaboration avec le contrat rivière et le suivi rapproché du dossier de construction de la station d'épuration de la Bèfve le long de la route du Val Dieu".

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