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À Saint-Laurent-du-Var, Rafaël Quessada (RN) compare Joseph Segura (NE) à un âne, le maire riposte

Lors de la rentrée politique du député Rassemblement national Cyril Tribuiani à Saint-Laurent-du-Var, dimanche 6 septembre 2026, salle Ferrière, Rafaël Quessada s’est lâché. Le leader de l’opposition RN, par ailleurs directeur de cabinet du maire de Cagnes-sur-Mer Bryan Masson (RN) — qui était aussi présent à ce déjeuner — a fait un discours.

Celui qui a perdu les élections municipales de 186 petites voix a comme d’habitude ciblé Joseph Segura, expliquant que le maire de Saint-Laurent-du-Var était aux abonnés absents pour la gestion de la commune. « Le peu de fois où on le voit sur les réseaux sociaux, c’est aux côtés d’un âne, et la question que certains se posent, c’est : “Qui était l’âne sur la vidéo ?” », a alors lancé Rafaël Quessada à l’assistance. Ajoutant qu’ainsi, il se satisfaisait encore plus d’être qualifié de « presque maire de Saint-Laurent », compte tenu du faible écart de voix entre les deux hommes au deuxième tour des municipales.

Rafaël Quessada, Cyril Tribuiani et Bryan Masson, lors de la rentrée politique du député RN Cyril Tribuiani à Saint-Laurent-du-Var.
Rafaël Quessada, Cyril Tribuiani et Bryan Masson, lors de la rentrée politique du député RN Cyril Tribuiani à Saint-Laurent-du-Var.
Photo : Cyril Dodergny / Nice-Matin

Rafaël Quessada faisait référence à une vidéo publiée le 28 août sur la page Facebook de la commune de Saint-Laurent-du-Var, où on peut voir le maire, Joseph Segura, se mettre en scène aux côtés de Diego-Oreo, un âne adopté par la commune. Après la mort d’un des deux ânes de Saint-Laurent-du-Var, la municipalité a en effet décidé d’en adopter un nouveau pour tenir compagnie à Fernando, l’âne survivant, qui dépérissait tout seul.

« Des punchlines de bal disco »

Piqué au vif, Joseph Segura a répondu aux attaques de Rafaël Quessada, ce mercredi 9 septembre, via un communiqué de presse au vitriol. « Oui, cet été, je me suis préoccupé, entre autres, de l’âne Fernando. Parce que Charly, son compagnon, est mort. Et parce qu’une collectivité qui prend en charge des animaux se doit aussi de veiller à leur bien-être. C’est peut-être cela qui surprend M. Quessada : pendant que d’autres cherchent des solutions et agissent, certains cherchent des punchlines de bal disco. Notamment lors de la rentrée politique du député de la circonscription, ou tous semblaient plus préoccupés par leur capacité à faire danser la salle sur les Bee Gees que par le bien-être animal. Là encore, chacun ses priorités. »

Joseph Segura, maire (Nouvelle Énergie) de Saint-Laurent-du-Var.
Joseph Segura, maire (Nouvelle Énergie) de Saint-Laurent-du-Var.
Photo : Alain Ricci / Nice-Matin

Et le maire de Saint-Laurent-du-Var enchaîne : « M. Quessada semble avoir du mal à distinguer le résultat d’une élection et ses propres ambitions. Les Laurentins ont choisi un maire et une majorité municipale, lui est dans l’opposition. C’est parfaitement respectable, mais ce n’est pas exactement la même fonction. En réalité, il semble surtout atteint d’un mal assez répandu chez certains opposants : le syndrome enfantin “d’Iznogoud”. Vouloir être calife à la place du calife… alors qu’on n’a même pas encore le palais. Qu’il se rassure : je lui laisse bien volontiers son nouveau titre, "pas du tout maire". Finalement, c’est peut-être celui qui lui va le mieux. »

Rafaël Quessada, leader de l’opposition RN au maire de Saint-Laurent-du-Var Joseph Segura.
Rafaël Quessada, leader de l’opposition RN au maire de Saint-Laurent-du-Var Joseph Segura.
Photo : Alain Ricci / Nice-Matin

« Sur le fond, on est davantage dans le cahier de coloriage pour enfant »

Avant de conclure, cinglant : « Sur la forme, ses déclarations n’ont vraiment pas la couleur d’un Renoir. Sur le fond, on est davantage dans le cahier de coloriage pour enfant : ça déborde beaucoup, ça met de la couleur partout… mais cela manque encore singulièrement de profondeur et d’élégance. Pour ma part, je continuerai à faire ce pour quoi les Laurentins m’ont élu : travailler pour leur ville, pour ses habitants et pour leurs projets. Et parfois, oui, m’occuper de ses ânes. Où qu’ils se trouvent. »