À Reims, dérapages racistes après la victoire de la France contre le Maroc
Le succès des Bleus contre les Lions de l’Atlas, en quarts de finale du Mondial, a été émaillée d’incidents place d’Erlon, où un drapeau marocain a été brûlé.
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C’est la face sombre du supportérisme. Dans la nuit du jeudi 9 juillet au vendredi 10 juillet 2026, à la suite du match de Coupe du monde entre la France et Maroc (2-0), des incidents ont émaillé la fête, place d’Erlon, dans le centre-ville de Reims. Un drapeau marocain a été piétiné puis brûlé et des slogans racistes ont été scandés.
« La France aux Français »
Sur une vidéo, tournant sur les réseaux sociaux, on peut entendre un groupe crier « Bleu, blanc, rouge, la France aux Français ! » au moment de mettre le feu au drapeau rouge et vert. Une autre vidéo montre ce qui s’apparente à une rixe tout près d’une terrasse avec de l’agitation autour.
« La honte de notre nation »
Dans un communiqué, envoyé dans la soirée du vendredi 10 juillet, la France insoumise a réagi, attribuant ces actes aux Mesos, groupuscule de hooligans néonazis connu à Reims : « La Coupe du monde devrait être pour tous un moment de partage réunissant sur la base d’une passion commune. Ces actes relèvent de l’instrumentalisation d’un sport populaire pour mettre en avant une idéologie illégale, amorale et dangereuse. (…) Ces comportements sont la honte de notre nation et ne doivent jamais être banalisés. Nous tenons donc à rappeler notre soutien aux opprimés et notre lutte constante contre le racisme, le fascisme et toute forme de discrimination. »

Par ailleurs, sur une photo circulant dans les mouvances d’extrême droite, un groupe d’individus pose dans un bar avec un drapeau algérien et une écharpe marocaine, supposément dérobés plus tôt et présentés comme des trophées. « Victoire nationaliste », est-il écrit en légende, sur l’une des pages relayant le cliché, censé daté lui aussi du 9 juillet dans la cité des sacres. Les visages sont floutés mais il est écrit « Reims » sur l’un des tee-shirts.
Des faits qui ne doivent pas faire oublier que l’ambiance générale était bon enfant, au coup de sifflet final. De nombreux supporters des deux équipes avaient investi le centre-ville pour l’occasion.
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