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À Paris, le nombre d’enquêteurs dédiés aux violences sexuelles sur mineurs a triplé après l’affaire Lyhanna

Le nombre d’enquêteurs mobilisés sur les affaires de violences sexuelles sur mineurs est passé de 200 à 600 dans l’agglomération de Paris après l’affaire Lyhanna, a indiqué vendredi 4 septembre le préfet de police, pointant « un effort considérable qui produit des effets exceptionnels ».

« Nous avons mis 20 % de la ressource (en enquêteurs, NDLR) sur 2 % de la délinquance » enregistrée à Paris et dans les trois départements de petite couronne, a assuré le préfet Patrice Faure. « Donc c’est un effort considérable, qui produit des effets exceptionnels », a-t-il estimé.

Après la mort en juin dans le Gers de Lyhanna, 11 ans, un dossier dans lequel le principal suspect était visé par une plainte pour viols sur mineure sans avoir été entendu, Laurent Nuñez a demandé aux services de police et de gendarmerie une revue complète des procédures de violences sexuelles sur mineurs.

« Dès lors que le ministre de l’Intérieur nous a demandé de faire l’inventaire des procédures, j’ai ajouté 400 enquêteurs » depuis le 1er juillet aux 200 spécialisés dans ce domaine, indique Patrice Faure, précisant les avoir « pris ailleurs », dans les commissariats notamment.

Selon le préfet, le « flux entrant » de nouvelles procédures constaté en raison de la libération de la parole à la suite de l’affaire Lyhanna a connu « un moment d’accélération avec ce qui s’est passé dans Paris », en lien avec le scandale du périscolaire.

« Comme on a vu arriver cette vague puisque la parole s’est libérée, il a fallu vraiment mettre les 400 » enquêteurs supplémentaires, relève Patrice Faure. « Je veux apporter une réponse à ce que nous a demandé le ministre de l’Intérieur, c’est-à-dire sortir des enquêtes et des dossiers aboutis. Ce qui est le cas ».

Au fil du traitement des procédures et de la résorption du stock de dossiers, qui « dans six mois » aura « très sensiblement diminué » dans l’agglomération parisienne, les enquêteurs venus en renfort seront réintégrés « dans leur domaine d’action », sur « le droit commun », ajoute encore le préfet.