Trottinettes électriques : la colère des piétons monte à Lausanne
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A Lausanne, les piétons n'en peuvent plus des e-trottinettes
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A Lausanne, les citoyennes et citoyens montent au créneau face à la multiplication des accidents entre piétons, vélos et e-trottinettes. Une personne qui a été renversée en mai est décédée.
Les piétons lausannois en ont ras-le-bol des vélos et des trottinettes électriques qui ne respectent pas les règles de la circulation en traversant les zones piétonnes.
"Beaucoup, et surtout des personnes jeunes, se croient tout permis. Ils traversent n'importe où", déplore l'un d'entre eux. "Ils descendent à fond la caisse, les vélos, les trots... si je fais un pas de côté, ils me renversent", ajoute une autre.
>> Voir le sujet du 19h30 :
Fin mai, un piéton de 79 ans est mort en plein centre-ville de Lausanne, renversé par une trottinette. Un événement tragique qui a poussé l'Association pour la protection des piétons lausannois à réagir. Samedi matin, elle a remis aux autorités une pétition munie de près de 1000 signatures.
>> Relire : Suivi par la police, un homme à trottinette électrique percute et tue un piéton à Lausanne
Incivilités grandissantes
"Le piéton, c'est un petit peu le parent pauvre des discussions sur la mobilité. La ville essaie de faire beaucoup avec les zones piétonnes. C'est au reste de la population de comprendre que dans ces zones-là, il faut descendre du vélo, descendre de la trottinette et respecter celui qui est à pied", fustige Anouck Saugy, présidente du Conseil communal de Lausanne.
Les citoyens dénoncent les incivilités grandissantes dans les zones piétonnes de la capitale vaudoise. Malgré la signalisation mise en place et les campagnes de sensibilisation.
Pro Velo demande des alternatives
Pour l'association Pro Velo, consciente de la situation, le problème est ailleurs. "Nous, on veut des espaces séparés. Je pense que c'est important que les zones piétonnes restent piétonnes mais aussi qu'autour de ces zones, il y ait des alternatives pour les vélos qui soient engageantes, invitantes et que tout le monde puisse se sentir en sécurité", commente Yann Roth, président de Pro Velo pour la région de Lausanne.
Comment partager la voie publique entre les différents usagers? Une question aujourd'hui cruciale, tant la cohabitation sur la chaussée est devenue difficile.
>> Lire aussi : Le boom des accidents de trottinettes électriques en Suisse sur notre carte
Steve Roth/juma
Publié hier à 20:44
"La priorité est de protéger les piétons" mais il faut "garder une certaine souplesse"
Interrogée dans le 19h30, Caroline Marti, présidente de l'ATE à Genève, a dit comprendre "la colère des pétitionnaires", la sécurité des piétons devant être la priorité. "Ils sont la partie la plus vulnérable dans la circulation et dans leurs déplacements", a-t-elle souligné.
Néanmoins, selon elle, "le cadre légal actuel est satisfaisant" pour les protéger, à condition qu'il soit respecté, a-t-elle indiqué.
Or parfois, les piétons ne savent pas si le chemin leur est réservé ou s'ils sont prioritaires à cause de certaines exceptions. Mais ce n'est pas cela le problème, d'après elle, mais plutôt le comportement des autres usagers qui sont parfois "dangereux envers les piétons". "Je pense que c'est bien de garder une certaine souplesse. Si les règles sont respectées par les cyclistes et trottinettes, on réduit considérablement, voire on annule, tout risque de leur présence vis-à-vis des piétons", assure Caroline Mati.
La solution, selon elle, serait d'ouvrir des pistes cyclables qui permettent de mieux garantir la sécurité des cyclistes et trottinettes. Et de rappeler que les cyclistes sont menacés dans le réseau routier.
>> L'interview de Caroline Marti dans le 19h30 :