taraskuzio.com

À Fléron, le bus qui luttait contre la fracture numérique "n'a pas rempli ses missions": le CPAS le met en vente

En octobre 2024, le bus numérique prenait pour la première fois les routes de Fléron. Sa mission ? Aider les bénéficiaires dans leurs tâches administratives en ligne. Chercher un emploi, se connecter à Itsme, ou encore accéder à des documents officiels seulement consultables sur internet. "Dans les administrations communales, tout se numérise de plus en plus, pour les déclarations d'impôts aussi", détaille le président. Par conséquent, "certaines permanences sont supprimées et maîtriser l'informatique devient en quelque sorte, une obligation". "C'est une bonne chose, mais il est impératif de préserver le contact humain", insistait à l'époque Stéphane Linotte, alors président du CPAS.

Pour rappel, le Centre Public d'Action Sociale fléronnais avait répondu à un appel à projets Digilab et bénéficiait d'un subside de 102 000 euros pour mettre le bus numérique en route. Un peu moins de deux ans après sa mise en service, cependant, "les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous", regrette le bourgmestre, Thierry Ancion. En effet, "le bus n'était fréquenté que lorsqu'il se rendait à des endroits où le public était déjà présent, détaille-t-il. Au marché ou lors des Café Papote, par exemple". "Mais lorsqu'il parcourait les quartiers hors du centre, il y avait en moyenne une personne qui se présentait", ajoute le mayeur. En clair, deux agents du CPAS étaient mobilisés durant 3 heures 30 pour aider un total d'un citoyen.

Un projet "trop chronophage"

À l'heure du bilan, il a dès lors été décidé de se séparer de ce bus… "mais cela ne signifie pas que la Commune cesse tout projet d'inclusion numérique", insiste Thierry Ancion. Simplement que le projet sous cette forme est trop chronophage, surtout dans un contexte où le CPAS voit de nouvelles missions lui incomber".

Ainsi, la Commune compte bien continuer à lutter contre la fracture numérique, mais par d'autres moyens. "Nous continuerons à aller sur les marchés et aux Cafés Papote… mais pour ça, nous n'avons pas besoin d'un bus", confie le bourgmestre, qui annonce également que l'échevinat du Plan de cohésion sociale planche actuellement sur l'ouverture d'un "lieu convivial à côté de la bibliothèque où les citoyens pourront venir avec leurs appareils numériques et suivre des ateliers sur les thématiques de leur choix". Citons également que l'Espace Public Numérique (EPN) propose des séances de traitement de texte et d'accès à internet, entre autres, quatre jours par semaine.

"L'inclusion numérique n'est pas morte, elle en sera même renforcée", lance Thierry Ancion. Quant à la camionnette, elle a été mise en vente.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.