700 arbres et 60 mètres de rails : Trois-Ponts reprend vie dans une maquette ferroviaire de 20 m2 à Rixensart
Neuf mètres de long, 2,2 mètres de large, 60 mètres de rails, 700 petits arbres, des hangars, des ponts, des quais et, bien sûr, des trains miniatures qui vont et viennent. Tel est le spectacle qu'offre la grande maquette du Cercle ferroviaire de Rixensart (CFR), installée dans l'annexe de l'ancienne gare de Rixensart. Certes, elle n'est pas la plus imposante du pays. Mais elle est l'une des plus richement décorées. Surtout, elle fait la fierté de ce club, qui compte une soixantaine de membres et qui tient aussi chaque mois des conférences sur les chemins de fer.
"Tous les éléments sont vrais"
Cette maquette – ou plutôt ce "réseau" comme disent ces passionnés – reproduit au 1/87e la gare de Trois-Ponts et de ses abords. La petite commune liégeoise y apparaît telle qu'elle était dans les années 50-60. À l'époque, les trains circulaient encore au diesel ou à la vapeur.
"Tous les éléments sont vrais, assurent deux des responsables du CFR, Étienne Tollenaere et Michel Liégeois. Certes, ici ou là, on a un peu raccourci les distances, par manque de place dans notre local. Mais, au final, on est aux trois quarts fidèles à la réalité."
Et, effectivement, on reconnaît la longue colline qui domine le site. Ou, au nord, le pont à deux arches sur l'Amblève. Et au sud, le tunnel dans lequel, aujourd'hui encore, les trains de la ligne 42 Liège-Gouvy s'engouffrent.
L'idée de ce réseau remonte à 2000. "Trois-Ponts a été choisi parce que le président du club à l'époque appréciait ce coin des Ardennes. Comme le relief est grandiose, tous les membres ont approuvé."
Les décors ont été réalisés par Étienne Tollenaere, un modéliste reconnu. Ce dernier a, entre autres, réalisé la maquette de l'Expo 58 au 1/1 250e, qui réside à l'Atomuim. "Tout a été fait maison, précise celui-ci. Les rochers sont en papier alu, froissé puis peint. Les sapins sontréalisés à partir de poils de brosse…"
Pour le volet technique, un peu tout le monde a contribué. "Certains se sont occupés des raccordements ; d'autres, des systèmes de commande ", explique Michel Liégeois.
Analogique et numérique
À ce propos, le réseau peut fonctionner avec un transformateur analogique ou avec une centrale numérique. "L'avantage du digital est que l'on peut faire circuler davantage de trains en même temps. Chaque locomotive possède une puce et peut avancer à sa propre vitesse sans craindre de collision. Le digital permet aussi de programmer les feux de signalisation, les aiguillages et les effets des locomotives compatibles : phares, bruits des motrices…"
Ainsi équipé, le réseau est utilisé chaque mardi et chaque quatrième samedi du mois. Ils sont alors une quinzaine à venir faire rouler leurs propres rames. Les visiteurs sont également les bienvenus. "Le réseau n'est finalement qu'un prétexte, avouent ces passionnés. Si on vient ici, c'est aussi, voire surtout, pour les contacts." Un double dépaysement en quelque sorte…
Infos : www.cfrixensart.be
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.