38 000 spectateurs plongés dans la chaleur du Livre de la Jungle à Beloeil. "C'est un record pour nous ! On a une idée pour l'année prochaine"
Prenez les 32 000 visiteurs de l'adaptation d'Alice au Pays des Merveilles l'année dernière et faites plus 6 000. Dans les jardins du château de Beloeil, le spectacle Le Livre de la Jungle a établi un nouveau record de fréquentation. Durant un mois, 38 000 spectateurs ont parcouru une dizaine de coins de verdure avec Mowgli comme narrateur principal. "Le bouche-à-oreille a bien fonctionné. Les visiteurs français étaient nombreux. Ils sont passés de la quatrième à la deuxième place. On a eu aussi pas mal de Flamands", confie Luc Petit. Les pages de l'histoire imaginée par Kipling dans les années 1800 ne se sont jamais jaunies avec le temps. En réécrivant et en mettant en scène l'aventure du petit d'homme, Luc Petit, Jean-Louis Godet et la production des Nocturnales savaient que petits et grands allaient se replonger dans leurs souvenirs.
Quatre Mowgli, deux Baloo, trois Bagheera, un Shere Khan, un Roi Louie et un Kaa… Une centaine d'artistes – pour la plupart issus de la région et généralement habitués des créations du directeur artistique tournaisien – ont donné vie au Livre, parfois en portant des costumes d'un certain poids comme nous l'expliquait Ludo, le jeune danseur qui incarnait le roi des singes. Ce sont également plusieurs résidents de la Pommeraie, le centre pour adultes en situation de handicap à Ellignies-Sainte-Anne, qui ont participé au jeu d'acteurs ainsi qu'à la fabrication de certains décors comme les rochers des loups ou encore la plateforme sur l'eau du bassin de Neptune.

La convention a été renouvelée
Pour la première fois, aucune séance n'a dû être reportée ou annulée à cause des conditions météo. Si l'équipe craignait plutôt les gouttes par expérience, elle a cette fois fait face à la canicule et à la sécheresse. "On a eu de la chance quand même de pouvoir faire cela dans un endroit avec beaucoup de végétation, à l'abri du soleil, même si parfois les températures restaient élevées pour les artistes". Avant même de commencer les représentations, un avis d'expertise négatif de la Zone de secours de Wallonie picarde et les dispositions de l'Arrêté de Police du Gouverneur avaient poussé le bourgmestre de Beloeil à interdire les feux d'artifice. Ce n'est pas pour autant que le spectacle a été mis en péril, mais le metteur en scène aurait souhaité avoir une discussion autre que sur papier. "On a quarante ans de métier. Les artistes qui manipulent le feu font cela aussi depuis des années. Je comprends très bien qu'en ce moment, des produits soient interdits, mais on aurait pu trouver d'autres solutions en concertation, surtout qu'on a des tableaux au milieu de l'eau. Ce samedi, j'étais à Huy et il y avait des torches enflammées dans un cortège".
La convention avec le Domaine des Princes de Ligne vient d'être renouvelée. L'équipe va pouvoir réfléchir au thème de la prochaine adaptation. "On n'avait pas encore fait un choix, mais je pense à Cendrillon pour changer complètement d'univers et pouvoir réinvestir les espaces près du château". Tout cela est à confirmer !
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