10 aliments toxiques à ne surtout pas donner à un chien
L’alimentation d’un chien fait partie des responsabilités quotidiennes qui s’imposent lorsque ce dernier rejoint la famille. Il faut veiller à des apports équilibrés et adaptés qui couvrent les besoins spécifiques de l’animal (en plus de quelques friandises bien choisies). Il faut, par contre, se garder de calquer les choix alimentaires sur les nôtres.
Certains aliments que l’on pense absolument inoffensifs, voire sains, dans un contexte alimentaire humain, ont des implications bien différentes pour l’organisme d’un chien. Plusieurs produits peuvent même représenter un risque toxique élevé, pouvant parfois constituer une menace vitale. Il est donc indispensable de les connaître et de ne surtout pas les laisser à la portée d’un chien, volontairement ou non.
Le chocolat (et le cacao en général)
Il s’agit sans doute de l’aliment toxique que les personnes ayant un chien connaissent le mieux. Plus le taux de cacao est élevé (donc très haut avec du chocolat noir), plus le risque est important. Cela est dû à la présence de théobromine. Cet alcaloïde peut être à l’origine d’une intoxication mortelle (sous 24 h). Le danger fluctue donc selon le type de chocolat et la taille de l’animal et le risque zéro n’existe pas.
Les symptômes d’une intoxication (tachycardie, fièvre, agitation, diarrhée, vomissements, etc.) apparaissent généralement entre 2 et 4 heures après l’ingestion. Il faut alors réagir très vite et traiter cela en urgence médicale absolue.
Le xylitol
Voilà un composé nettement moins identifié et qui, pourtant, représente également un danger loin d’être négligeable. Cet édulcorant sans sucre peut être présent dans des chewing-gums et certaines confiseries, mais aussi dans des produits d’hygiène bucco-dentaire, voire dans des cosmétiques. Sa consommation entraîne la libération massive d’insuline chez le chien. Cela cause une hypoglycémie sévère en moins de 30 minutes. À forte dose, le xylitol peut être à l’origine d’une défaillance hépatique aiguë et potentiellement fatale. Cet additif, identifié sous le code E967 dans de nombreux produits ultratransformés industriels, peut même être présent dans certains beurres de cacahuète. Prudence donc : si c’est une friandise à destination d’un chien, il faut la prendre sans aucun ingrédient ajouté.
Le raisin
Qu’il soit frais ou sec, ce fruit figure aussi dans la liste des aliments à proscrire pour un chien. L’origine de cette toxicité pourrait être due à la présence d’acide tartrique, nocif pour l’animal. Dans tous les cas, même une faible dose peut avoir des conséquences désastreuses sur la santé d’un chien. L’intoxication alimentaire qui en résulte, dans les cas les plus graves, peut déboucher sur une insuffisance rénale aiguë. Celle-ci engendre une baisse visible de la production d’urine (parmi les signes du quotidien qu’il faut surveiller) et une léthargie anormale ainsi que de potentiels vomissements.
L’oignon, l’ail, le poireau et l’échalote
La plupart des plantes du genre Allium représentent un danger pour le chien. Crus ou cuits, ces végétaux, une fois ingérés, libèrent des composés organosulfurés qui provoquent une hémolyse (destruction des globules rouges). L’anémie qui en découle se manifeste par des symptômes de décoloration des gencives ou encore d’un état fébrile global qui nécessite une intervention vétérinaire rapide.
L’alcool (éthanol)
Le foie d’un chien ne possède pas les enzymes permettant de dégrader l’éthanol rapidement. Une absorption importante peut donc être à l’origine d’une dépression du système nerveux central avec désorientation, comportement excessif (dans l’excitation ou l’abattement), etc. Dans les cas les plus sérieux, un coma éthylique est possible et peut être associé à des arrêts respiratoires et/ou cardiaques. Si les boissons alcoolisées (à plus forte raison si elles sont très sucrées) sont un risque majeur, d’autres produits comme les fruits fermentés, mais aussi des produits cosmétiques ou des solutions antiseptiques.
La pâte à pain crue (levure)
Sauf à vivre dans une famille férue de boulangerie, un chien a moins de risque d’ingérer par inadvertance de la pâte à pain crue avec une levure active. C’est bien cette dernière qui représente un danger, directement lié à la sensibilité des chiens face à l’éthanol. La fermentation de la levure dans l’estomac peut produire de l’alcool qui expose ainsi l’animal à des risques cités ci-dessus.
Les noix de macadamia
De manière générale, les noix en tous genres sont à proscrire dans l’alimentation quotidienne du chien. La noix de macadamia apparaît comme l’une des plus dangereuses sans que le principe actif qui est à l’origine de la toxicité soit formellement identifié. Peu importe sa forme, elle ne doit pas se retrouver dans la gamelle d’un chien. Son ingestion peut provoquer des vomissements, une faiblesse soudaine, une salivation excessive et même des troubles neurologiques (problème de mobilité, etc.).
L’avocat
S’il est loué comme ingrédient santé pour les brunchs (entre autres) des humains, l’avocat n’est pas un aliment tendance pour les chiens et ne doit en aucun cas entrer dans la composition de repas qui leur seraient destinés. La persine présente dans différentes parties de la plante peut causer des troubles digestifs. À haute concentration, des atteintes respiratoires, voire cardio-vasculaires peuvent aussi se manifester. Si la chair est évidemment à éviter, il faut aussi se méfier des feuilles car elles présentent une concentration très élevée de persine.
La caféine (café, thé, boissons énergisantes)
Les propriétés recherchées de la caféine, notamment en matière de stimulation et de boost de l’activité cérébrale, ne se transposent pas chez le chien. Pour ce dernier, cet alcaloïde est toxique avec la possibilité de troubles digestifs, de tachycardie, voire de malaise avec perte de connaissance. Il y a peu de chances qu’un chien consomme l’une de ces boissons, mais il faut se méfier surtout si du sucre est ajouté, ce qui rend le produit d’autant plus appétent pour un animal de compagnie gourmand et curieux.
La pomme de terre crue
La présence de solanine est ce qui rend la pomme de terre crue dangereuse pour un chien. Cette toxine alcaloïde alcaline puissante est thermosensible et disparaît donc à la cuisson (la pomme de terre cuite est donc sans risque). La concentration est particulièrement élevée lorsque le produit a germé. Une absorption importante de solanine peut entraîner des atteintes des systèmes digestifs et nerveux.
Chacun son repas !
De manière générale, il convient donc de ne pas prendre pour habitude d’utiliser les restes de repas pour nourrir un chien. Si l’animal reste dans tous les cas intéressé (il n’a pas conscience des risques) et que la perspective d’éviter du gaspillage peut sembler attrayante, il s’agit d’une fausse bonne idée. L’alimentation du chien doit répondre à des critères précis qui sont différents de ceux applicables aux humains. Certains chiens peuvent également être plus sensibles. Lorsque nécessaire, il ne faut pas hésiter à se tourner vers un vétérinaire pour obtenir des informations précises et adaptées.